C N I Loire

« La Société ne peut promettre que ce qu’elle peut donner, mais doit donner tout ce qu’elle a promis ».

22 avril 2009

Intervention de Madame Annick du Roscoät

Grâce au remarquable travail du rapporteur, nous avons pu appréhender, de façon détaillée, l’évolution des mentalités dans ce qui est convenu d’appeler « l’apprentissage de règles de vie en société, des devoirs et des droits de chacun ». Le constat est effarant.
Il est urgent d’affronter le problème avec fermeté et doigté.Tout en le regrettant, force m’a été de constater que le mot instruction n’était plus assez large, que les élèves avaient désormais besoin d’une véritable éducation.
Plus de cours spécifique mais une distillation de règles, de modèles, d’objectifs à atteindre. Les parents, premiers éducateurs, devront être associés de très près à ce nouvel objectif. Il est primordial de donner, dès la maternelle, une éducation civique ayant pour but de fixer un cadre à l’intérieur duquel les enfants, les jeunes auront des repères communs. S’il faut s’adapter à l’évolution dans le temps, de la société, il est impératif de garder notre héritage culturel ainsi que les valeurs républicaines qui ne peuvent être ni galvaudées ni négociées, nous n’avons pas à nous renier. Ce n’est pas non plus en faisant un « service minimum » au prétexte que nous n’avons pas tous les mêmes atouts devant l’existence, que nous lutterons contre les inégalités, bien au contraire.
La langue est le premier élément à prendre en considération. Une bonne compréhension mutuelle passe par l’acquisition du français. La connaissance de notre histoire, de notre littérature, donne des repères, ouvre l’esprit. Inculquer la notion de droits et de devoirs. L’on entend souvent parler des droits et de moins en moins des devoirs, ceci est sans doute à l’origine de notre problème vis-à-vis des manifestations de violences. Je récuse l’affirmation entendue en commission « que certains n’ont pas à avoir de devoirs puisque l’on ne respecte pas leurs droits ».
Si nous ne partons pas sur une base commune, l’éducation civique est vouée à l’échec, puisqu’elle a pour mission notamment
de faire pendre conscience des lois, règles écrites et non écrites. Le respect mutuel est à ce prix, il permettra de lutter contre les
inégalités et les communautarismes.
Enfin, il est indispensable d’aider les jeunes à se préserver contre des comportements addictifs et substances qui mettent leur santé en péril.
Ce n’est pas être « ringard » que de dire que la drogue et l’alcool sont EDUCATION CIVIQUE A L’ECOLE

Annick du Roscoät
Avril 2009

dangereux et qu’il est plus facile de « ne pas y entrer » que « d’en sortir ».
Nous avions 20 ans en 68, il était alors «interdit d’interdire », que de dégâts !
Nous avons, aujourd’hui, la responsabilité de reconstruire une société faite non pas sur nos différences qui divisent, mais sur un socle commun qui nous rassemble, c’est le but de ce rapport.
Cependant, je ne peux laisser passer sans réagir la réflexion du représentant de l’UNSA (*).
Nous avons été plusieurs millions à défiler pour le libre choix scolaire qui n’a jamais été remis en question au sein de la commission. L’enseignement dispensé et fixé par le Ministère l’éducation civique entrera dans les programmes que ce soit dans le public comme dans le privé.
Des luttes d’arrière garde n’améliorent en rien la cohésion de notre société et vont à l’encontre de ce que nous voulons bâtir avec ce dossier que je voterai.
(*) Alors que le sujet n’a jamais été évoqué en commission, le représentant de l’UNSA lors de sa
déclaration dans l’Hémicycle a remis en cause l’école privée.

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05 décembre 2008

Plan de soutien des Etats aux banques :Les limites d’une Commission Européenne technocratique et éloignée des réalités

Le plan de soutien des Etats aux banques ne provoquera pas des distorsions de concurrence dans le marché unique européen. La position de la Commission Européenne est un non sens.

« La commission européenne démontre une nouvelle fois sa non-réactivité délibérée dans la conjoncture actuelle. Il ne s’agit pas d’aides visant à octroyer un avantage aux enseignes françaises par rapport à leurs concurrentes européennes mais un moyen de sauver notre économie. Elles sont légitimes »

« Les Etats doivent effectuer un contrôle sur l’utilisation des aides allouées aux banques et vérifier que cette manne financière ne soit pas utilisée de façon indue. L’intégralité des sommes devant aller au soutien et à la relance de l’économie et des entreprises en particulier. Il est urgent de réagir car en sauvant les banques, nous sauvons notre économie, sinon notre système économique s’effondre »

Annick du Roscoät
Présidente du CNI - Présidente du Haut Comité National de la Francophonie - Membre du Conseil Economique et Social

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